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politique

Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 14:52

Depuis une ou deux semaines une image apparaît sur l'écran de ma pensée quand je lis une information judiciaire. C'est celle d'un Procureur de la République qui sur l'écran de la télévision disait sa détermination de faire appel du jugement de première instance dans le procès Sarkozy-Villepin, jugement qui avait blanchi ce dernier.

Sarkozy a abandonné sa position de partie civile qui n'était plus tenable aux yeux de l'opinion publique mais le procureur ne veut pas lâcher la proie qu'on lui avait offerte sur un plateau d'argent sorti de la vaisselle prestigieuse de l'Elysée.

Son visage sanguin et buté remplissait l'écran pour nous affirmer sa conviction personnelle de la culpabilité de celui qui avait été proclamé innocent par les juges du siège, et, au nom de sa conviction personnelle (mais pas d'éléments nouveaux ou inconnus) qu'il  allait faire appel du jugement.

L'expression rancunière de son visage me faisait penser à la haine passionnelle qui se dégage des portraits des visages des Grands Inquisiteurs dans la lignée de l'évêque Cauchon quand ils exerçaient la justice au nom de leurs convictions personnelles (mais dans la soumission à un pouvoir) qui sont la négation de l'équité et les facteurs de la haine.

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 09:09

                                                        La cité barbare

Les informations concernant le "Lotissement dans le Marais" dit pudiquement "Lotissement des Jardins" sont rares, les décisions étant initiées dans des arcanes confidentiels.

On vient néanmoins officieusement de me fournir une information qui vaut son pesant de caviar :

Sur le lotissement du Marais le projet de construction serait de 300 appartements!!!

Je vous rappelle que la population de Malesherbes est en décroissance (différentiel de 1%), que la zone industrielle débauche et qu'il n'y a aucune action entreprise pour organiser sa relance de sortie de crise et sa diversification.

Je vous rappelle qu'il y a à Malesherbes des logements disponibles en permanence et qu'en raison de la décroissance de la population il n'y a aucun besoin immédiat ou à terme qui justifie un tel programme sur un marais.

Je vous rappelle que la ville sert d'ores et déjà de dortoir pour la région parisienne.

Alors quelles seront les conséquences de la construction de ces 300 logements ?

D'une part ils agrandiront le dortoir !

D'autre part ils créeront, à l'instar de Pithiviers, un quartier à part, que je qualifierai de spécial par euphémisme, dont nous n'avons nul besoin.

Alors nous aurons laissé construire pour la grande satisfaction financière d'un promoteur un lotissement sur des alluvions marécageux dont on ne peut pas garantir la pérennité et l'agrément de vie, qui créera des problèmes sécuritaires et qui deviendra la réplique des quartiers difficiles qu'on voit à Pithiviers.

Je vous rappelle que le conseil municipal de Malesherbes est constitué en grande partie par des Malesherbois de souche, pour qui un habitant qui a moins de 25 ans de présence sur la commune et parfois plus, est désigné dans le patois local comme un "accouru", (et dans leurs bouches c'est un terme péjoratif), qui prétendent aimer la ville de leurs ancêtres.

 Ils en seront finalement les naufrageurs et les organisateurs du déclin.

 

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 15:55

Le cours des évènements m'a conduit à faire le travail d'un journaliste d'investigations.

 Je continue.

Aujourd'hui, au cours de ma promenade journalière dans les rues de Malesherbes j'ai rencontré une personne qui, par sa profession, est très informée des affaires sous jacentes dans la ville de Malesherbes. Elle m'a tenu les propos suivants:

"Un agent d'affaires avait ouvert  trois Agences immobilières, une à Milly, une à Malesherbes et une à Nemours. Il a fermé les trois agences pour se consacrer à un projet. Il fait partie d'un groupe qui monte des affaires qui passent par des soutiens particuliers. Ce groupe s'active au moment des élections pour faire élire certains candidats aux postes qui l'intéressent pour la réalisation de ses projets."

Cette personne a cité des noms.

Ce ne sont que des propos que je n'ai pas pour le moment le moyen de recouper.

Mais si je les rapproche des éléments que je possède dans l'affaire du lotissement du Marais je suis obligé de constater qu'ils sont cohérents.

Alors, toutes les autorités étant informées par mes soins, quand ouvriront-elles une enquête informative?

Le pourront-elles?

Le voudront-elles?

L'affaire ne sera-t-elle pas verrouillée?

Tout cela ferait un bon sujet de Film, mais l'intrigue a déjà été utilisée plusieurs fois.

Et dans ces films le journaliste a toujours des gros problèmes…

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 11:59

                                                        ou

                                  Les abus de pouvoir politique

 

Nous plongeons bizarrement dans une crise de puritanisme sous l'impulsion des politiques alors que le sexe sous toutes ses formes et toutes ses expressions est exposé partout : sur les écrans, sur le web, dans la littérature, dans les revues illustrées et que la licence est devenue banale, que des sites pornos et de rencontres existent sur la toile.

Les artistes, les maires de capitales, certains députés, des politiques du plus haut rang  affichent leur sexualité. Le premier ministre d'Italie, Berlusconi remplit la chronique avec ses frasques dans les soirées fines et coûteuses qu'il organise et finance.

Frédéric Mitterrand a écrit, il y a quatre ans, un essai de moeurs à prétention littéraire, dont le sujet et le mode d'expression sont discutables. Il emploie la première personne, ce qui n'était pas nécessaire, et de s'être mis en scène déchaîne, contre lui l'opprobre et la vindicte quatre ans après la publication qui pourtant a été saluée par certains (les mêmes parfois) lors de sa publication.(Je n'en faisais pas partie). Il n'y a pas de plainte déposée contre lui. Alors ? Les attaques qui lui sont portées n'ont pas de sens.

Il ne se serait rien passé s'il n'avait pas pris position pour défendre Roman Polanski qui venait d'être arrêté en Suisse en vertu d'un mandat international délivré par les USA pour avoir violé une fillette de 13 ans, il y a 31 ans.

Qu'il y ait si longtemps n'est pas une excuse, cela démontre qu'il a su rester en cavale sans se faire prendre pendant tout ce temps et échapper à l'impôt en s'installant en Suisse. A la limite on pourrait admettre que la peine soit adoucie parce que la victime aurait pardonné en étant peut-être dédommagée entre temps.

Qu'il soit un cinéaste connu n'est pas une circonstance atténuante, je dirais même au contraire, car une personnalité publique doit être irréprochable pour être un exemple respectable en raison de sa notoriété.

Un ministre de la culture ne doit pas s'interposer entre la justice et le coupable sous le prétexte qu'il est un artiste connu, c'est une faute. Un ouvrier anonyme serait donc condamné durement parce qu'il ne bénéficierait pas de la même intervention ? Où allons nous ?

Il s'agit d'une des formes des abus de pouvoir politique et de l'ingérence du pouvoir politique dans l'exercice de la justice, j'en sais personnellement quelque chose. N'est-ce pas Messieurs du Réseau Gabion?

 

 

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 14:28

Il y a une énorme bulle qui, un jour ou l'autre, si on continue à se laisser porter par le courant

continu des déficits endémiques va exploser.

C'est la bulle de la dette publique.

Dans cette éventualité, que dans le contexte actuel j'estime inéluctable, la crise que nous n'avons pas encore surmontée et qui rougeoit sous la cendre, n'apparaîtra plus que comme une crisette de peu d'importance.

Il y a bien quelques refuges de précaution qu'il est prudent de rejoindre, mais personne ne pourra échapper totalement aux conséquences, si le gouvernement ne prend pas d'urgence les mesures exceptionnelles qu'il peut seul engager, mais dans un mouvement collectif, et que je n'aurai pas l'outrecuidance impopulaire d'énumérer.

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 13:58

                                                                    ou

                                                         Les Pompes à Fric

Les banques (et les affairistes financiers) ont été à l'origine de la crise par la manipulation dévoyée de la circulation d'engagements de cavalerie dans une économie virtuelle,  créatrice de bulles vides de valeur, créées et entretenues par des Jockeys traders à qui elles font des ponts d'or. (Mais cette cohorte de mercenaires n'est qu'un épiphénomène). Ce fut finalement le vaste circuit d'une escroquerie mondiale considérée sans réaction par les responsables de la régulation. Je ne juge pas, je constate.

L'Organisation des finances qui n'existe que pour être le faciliteur de l'activité économique réelle devient son naufrageur et la prédatrice des ressources créées par les opérateurs économiques productifs.

Recapitalisées par l'Etat avec l'argent du peuple et des prêts à taux dérisoires, les banques (et les affairistes) reprennent, en catimini, leurs jeux aléatoires, mais à contrario, elles pénalisent l'économie réelle et une franche reprise en serrant les crédits aux petites et moyennes entreprises qui en sont le véritable moteur et opèrent ainsi en marge de leur mission basique. Par ce comportement, elles endossent la responsabilité de la poursuite d'une crise larvée tout en dégageant des marges inutiles, sauf à être employées dans cette économie nébuleuse financière qui détourne les fonds réels sous forme d'engagements dans ces fameux circuits virtuels dont la finalité est de gonfler des bulles dont les initiés se retirent au bon moment.

Ces circuits virtuels qui sont en fait à l'usage des financiers, au bénéfice exclusif des financiers et des affairistes, au détriment des petits porteurs gogos, et dégagent finalement des profits concrets quand le dénouement est favorable mais qui sont soustraits à l'économie réelle pour réalimenter les circuits virtuels ou accroître des fortunes inutiles.

Et pourtant l'économie réelle, (l'industrie, le commerce, l'agriculture, le tourisme etc.) fondement du progrès général et de notre niveau de vie est à l'origine de la richesse collective.

Vous trouvez mon raisonnement obscur ?

Mais  croyez vous que cette effervescence financière soit claire ?

Et croyez vous que les bonnes mesures soient prises pour augmenter la richesse collective?

Vous souvenez vous que les systèmes de la Bourse ont été inventés par le plus libertin et dissolu de nos rois pour faciliter les finances de l'état dans lesquelles il plongeait à pleins bras?

Quand interdirons nous les opérations de bourse aux banques de dépôt?

Quand et comment déconnecterons nous l'économie financière spéculative de l'économie réelle?

Qui aura la vista, le courage et l'honnêteté civique pour le faire clairement?

En raison des circonstances de sa création, des intérêts liés aux activités de ses opérateurs, de la puissance des structures intéressées sur le plan mondial et de ses composants, je redoute d'être obligé de penser que nous n'assistions qu'à une réfection flamboyante de la façade derrière laquelle continueront de fonctionner les pompes à fric.

 

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 16:20

                            Ou la fête de l'Arbre

Le gaz carbonique est présent partout où il y a de la vie.

Il est indispensable, mais dans une quantité raisonnable.

La nature, telle qu'elle s'est constituée au cours de millions d'années, régule elle-même la quantité nécessaire. Mais les hommes  ont des comportements de parasites, d'une part prédateurs et d'autre part producteurs de toxines létales, qui modifient les équilibres naturels. Ils préparent ainsi leur propre disparition à terme ainsi que la disparition d'autres espèces qui ont à l'existence les mêmes droits qu'eux mais aucune responsabilité.

Dans ce sens la Taxe Carbone part d'une bonne intention mais elle est trop théorique pour être efficace, c'est pourquoi il est nécessaire de la positiver concrètement par une application pratique et symbolique qui influe sur les comportements durablement.

Les activités humaines ont deux conséquences :

Elles produisent trop de gaz carbonique et elles détruisent les moyens naturels d'absorption du carbone.

La solution est évidente : Il faut en produire moins et il faut en absorber plus.

Donc l'homme moderne produit plus de gaz carbonique  que la nature peut en absorber parce que dans le même temps au lieu d'augmenter les moyens naturels d'absorption il les a réduits par la déforestation.

Alors le gouvernement invente la Taxe Carbone qui apparaît aussi injuste que la Gabelle parce que l'individu n'a pas la maîtrise de sa propre production de carbone dans les conditions de vie qui lui sont faites par ce même gouvernement et les autres maîtres de la planète.

Peut-on rendre cette taxe concrètement positive?

Les deux principaux régulateurs de la quantité de carbone sont les océans et la végétation et constatant qu'on ne peut pas grand-chose pour influer sur les océans, sauf d'éviter de leur déverser des agents polluants, portons tous nos efforts en faveur du développement de la végétation.

Il faut stopper radicalement la déforestation et faire partout où c'est possible de la reforestation.

Non seulement dans les forêts tropicales, mais aussi dans nos campagnes où les bois, les bosquets, les haies ont disparu. Les forêts nationales elles mêmes ont vu leurs surfaces diminuer, parfois par des catastrophes naturelles, (telles les forêts landaises) ou des incendies ou tout simplement de l'action des hommes.

Il faut agir d'urgence pour reboiser plus qu'on ne déboise.

Alors je propose d'exonérer de la Taxe Carbone le citoyen qui aura planté un arbre dans l'année et l'entreprise qui aura replanté une surface.

Les communes, les départements, l'état définiront les lieux de plantation et organiseront une Grande Fête Nationale en l'honneur de l'Arbre sur tout le territoire au cours de laquelle ces arbres seront plantés symboliquement.

Combien d'arbres cela fait-il en plus et de carbone en moins? 

Quand il n'y aura plus de place en France on en plantera ailleurs ! En Afrique par exemple!

Dans 20 ans, si dans le même temps les chercheurs et les décideurs savent réduire les émissions par une meilleure utilisation des énergies ou leur amélioration (mais au plan mondial) l'équilibre sera rétabli et l'homme respectera, protégera et aimera l'arbre salvateur.


NB. Article paru dans le Courrier du Loiret le 01.10.09. 

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 14:06

Tous ceux, et ils sont nombreux, qui ont le sens de l'humain, ou une petite parcelle d'humanité, sont horrifiés par le traitement qui a été infligé aux migrants de la jungle de Calais.

Cela me rappelle le parcours du combattant que devaient effectuer mes Compagnons Résistants qui voulaient rejoindre les FFL en Angleterre en passant par l'Espagne qui leur créait les pires difficultés.

J'ai moi-même été refoulé à la frontière espagnole et j'ai intégré les FFI.

Nous étions dans un pays en guerre, envahi par un occupant comme le sont les jeunes Afghans qui veulent se réfugier dans un pays libre pour échapper au destin promis par la dictature des Talibans et aux horreurs de la guerre. C'est aussi un engagement pour la liberté universelle.

Nous devons respecter la libre circulation des personnes, particulièrement si elles sont opprimées ou victimes d'évènements qui les dépassent et confrontées à des situations inhumaines et dangereuses.

L'Angleterre doit résoudre les problèmes posés par ceux qui veulent s'y rendre, la France de ceux qui veulent y demeurer et l'Europe entière doit les aider. C'est le devoir du gouvernement d'y travailler.

Notre égoïsme est contraire aux simples sentiments de solidarité et de charité.

Les migrants ne sont pas des animaux que l'on parque mais des personnes humaines dans la détresse que l'on aide.

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 18:40

Nous assistons à un vaudeville national qui met en scène les deux protagonistes les plus connus du microcosme politique. (Qui tend malheureusement à devenir un macrocosme).

C'est à la fois odieux, misérable et ridicule.

Le succès théâtral est assuré.

Le monde entier va rigoler.

Je ris aussi, mais un rire aux larmes et ce ne sont pas des larmes de joie.

Ces deux hommes sont-ils vraiment intelligents, ou bien l'appétit maladif du pouvoir les rendraient-ils idiots? Leur comportement donne le droit au citoyen que je suis de poser la question au moins au conditionnel sans manquer au respect dû à leur rang et à leurs fonctions.

D'autant qu'on le sait bien, les hommes étant les hommes, les hommes de loi étant des hommes, avec les qualités et les défauts des hommes, ont des opinions et des préférences personnelles, des amis, en dehors du strict exercice du droit.

Et tout le monde sait, même s'il ne faut pas le dire, ou alors au conditionnel, que la politique entrerait dans le comportement de certains magistrats, à tous les niveaux et même au plus haut.

Qui les a poussé à ce ridicule affrontement public ?

Sont-ce de bons conseillers ?

Ou des mauvais conseillers qui leur on fait mettre le doigt dans un piège qui leur broiera le bras?

Ou des bons mauvais conseillers ? Pour déboucher sur une décision noir-blanc?

 

Malesherbes n'échappe pas à ces Clearstream judiciaires.

 

J'en ai connu personnellement trois.

J'ai gagné le premier cas en première instance sur une erreur de procédure de mes adversaires et c'est une chance parce que j'ai toutes les raisons de penser que j'aurais perdu en première instance bien que ma cause soit bonne.

Dans le deuxième cas en raison des pressions politiques locales, j'ai dû aller jusqu'au Conseil d'état pour gagner ma cause par un arrêt favorable mais par ailleurs localement contourné dans son application. 

Quant au troisième cas, il s'agit d'une très grave affaire de diffamation qui mettait mon honneur en jeu (Il s'agissait d'un article paru dans la presse locale, signé A.M.) (Cette affaire fera l'objet d'un prochain article détaillé sur mon blog.) L'auteur est, de notoriété publique protégé politiquement.

Le Procureur de la République, selon les renseignements recueillis au Greffe, aurait confié l'affaire à un juge d'instruction muté, l'affaire n'aurait jamais été instruite et après un an elle a été déclarée forclose par le Procureur lui-même.

 

Alors, pour revenir à l'affaire Sarkozy-Villepin, je me demande par quelle pirouette cette affaire sera escamotée et quel est le pigeon de second ordre ou les pigeons qu'on fera rôtir pour que Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin les dégustent ensemble au cours d'un banquet médiatique de réconciliation clôturé par un je t'aime moi non plus.

 

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 /09 /2009 16:39

                                

Le gouvernement est passé maître pour glisser des décisions fondamentales comme si ce n'étaient que des mesurettes.

Vous avez tous lu, sans y attacher une importance particulière une information qui annonçait que la Gendarmerie, qui est un Corps militaire, passait sous l'autorité partagée du Ministère de l'intérieur.

Vous savez, bien entendu, que le Ministre de l'intérieur est le principal levier politique du gouvernement, donc du parti au pouvoir.

Vous savez que le Procureur de la République est nommé par le Ministre de l'intérieur. Le Procureur qui est donc sous son autorité directe est l'expression du pouvoir politique dans l'exercice de la justice.

Examinons les processus.

La gendarmerie reçoit les plaintes du citoyen et les transmet au Procureur qui les accepte ou les classe sans suite, ou ne reçoit pas les plaintes et vous demande d'écrire directement au Procureur.

S'il est contraint de poursuivre contre son gré, le Procureur dispose d'autres moyens pour les écarter ou leur faire prendre les orientations qu'il souhaite. Ou à contrario forcer le passage.

Le ministre qui disposait de l'orientation de la justice par le truchement du Procureur de la République disposerait maintenant de pouvoirs directs sur la gendarmerie. Ce qui n'était pas le cas quand elle était exclusivement sous autorité militaire.

D'autre part la justice jouissait d'une certaine indépendance dans la mesure où le Ministère de la justice nommait les juges d'instruction en fonction de règles administratives qui les rendaient en principe indépendants. C'est d'ailleurs en raison de cette indépendance qu'on a pu connaître des affaires instruites contre des hommes politiques de premier rang.

C'est aussi pour cela, sans aucun doute, qu'on veut les supprimer parce qu'ils défendent leur indépendance et les politiques ne peuvent pas faire n'importe quoi. En effet,  le juge d'instruction échappe s'il le veut à la pression politique et peut instruire les affaires selon le droit en toute liberté en respectant bien entendu les règles qui régissent sa fonction.

S'il est question de le supprimer, c'est pour donner ses pouvoirs au Procureur de la République(devenu Grand Inquisiteur) et agir plus directement en amont et en aval sur l'orientation de la Justice.

Si ces réformes étaient définitivement adoptées, la République, qui est érigée sur la séparation des pouvoirs serait bafouée et la démocratie mortellement atteinte. 

Nous aurions une ligne de pouvoir continue: Parti politique,Ministère de l'intérieur, Ministère de la justice, Police politique, Parquet, Acte d'accusation ou relaxe. Le parti politique au pouvoir pourra éliminer sans difficulté ceux qui le dérangent ou préserver ceux qui l'arrangent. 

Notre état ne serait plus un état  de droit mais un état totalitaire.

Nos aïeux se sont révoltés pour moins que cela.

Mais le Français moderne qui a l'esprit endormi par la subversion et la jouissance immédiate ne voit plus rien, n'entend plus rien, ne comprend plus rien, je dirai même qu'il semble satisfait de ne rien savoir.

Mais quand il s'éveillera il pleurera sur son sort. 

 P.S. Vous avez noté que Madame Alliot-Marie était passée du Ministère de l'intérieur au Ministère de la Justice. Elle pourra poursuivre sa restructuration.
 

Par Robin Desbois - Publié dans : politique
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