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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:21

             Quand la politique sert la finance…

Sur le Courrier du Loiret du 16 Juin dernier, dans un reportage,  la journaliste cite le maire de Malesherbes et dit : Un  projet de construction privé est actuellement en cours et le maire a tenu à rappeler que le Plan de Prévention des Risques d'Inondation détermine les espaces inondables ou non. "Je ne peux interdire ce projet qui se trouve en zone non inondable. De plus, il s'agit du projet d'un particulier propriétaire du terrain. Il veut créer de l'habitat, il est donc normal qu'il obtienne son permis de construire si tout est conforme"

Alors je constate que le maire tient un discours particulièrement spécieux parce qu'au vu de ce que nous savons sur le site et que j'ai publiquement exposé, en fait, rien n'est conforme en priorité en raison de la consistance incompatible des sols totalement impropres à la construction!

Ensuite, tout le site est peu ou prou inondable (en dépit des affirmations approximatives du PPRI d'une fiabilité très relative, contraires aux observations visuelles des habitants)  et au vu des analyses du sol effectuées dans les années 1980, (ce n'est donc pas d'hier), qui ont conclu que les sols étaient impropres à toute construction. Le maire ne les a pas relues. Il m'a pourtant dit qu'elles étaient en sa possession. En résumé c'est un sol de marais, une éponge, le terrain est gorgé d'eau, c'est une véritable soupe sur des profondeurs allant jusqu'à 40 mètres et plus avec quelques strates glaiseuses. On peut comprendre qu'on puisse être motivé pour faire de l'argent facile, mais pas en faisant courir des risques aussi importants aux populations. La station d'épuration en cours de construction, elle-même, d'après l'information donnée par le maire (bulletin municipal) présente des problèmes de portance au sol malgré le pilotage de pilotis de 9 mètres et conforte ma position. Voyez sur le Web les catastrophes sur des sites semblables de Laur et d'ailleurs à travers la France et faites vous votre opinion en relisant les promesses du Président de la République qui a donné sa parole qu'on ne construirait plus jamais sur des sites semblables. Il est bon de se rappeler que le terrain a pu être attribué à son propriétaire actuel parce que la ville a fait valoir son droit de préemption le lendemain de la fin de la consultation quand elle était forclose et qu'avec ce retard de 24 heures elle a laissé le propriétaire actuel enlever l'affaire. C'était déjà, pour le moins, une anomalie!

Je rappelle que j'ai écrit depuis deux ans plus de cent articles sur le sujet, sur mon blog et sur le Courrier du Loiret, sans jamais avoir été contredit une seule fois, et qu'on peut s' y reporter pour se faire une certitude. Mon action n'est en aucun cas personnelle ou politique mais uniquement au service de Malesherbes et de ses habitants parmi lesquels mon action bénéficie d'un préjugé favorable si j'en crois un Conseil Municipal auquel j'ai assisté. Ma motivation profonde provient de ce que j'estime qu'on n'a pas le droit de traiter ou de contraindre la nature au gré de ses propres fantaisies, avec légèreté, sans vouloir appréhender les conséquences ultérieures et de surcroît pour des motivations uniquement lucratives en violant les traditions, l'expérience des anciens, le droit, les règlements, les analyses sérieuses et en faisant fi de tout cela par des décisions politiques arbitraires!

Le permis de construire déposé par le promoteur est actuellement à l'étude par les services administratifs, on est en droit de supposer qu'aucune influence ne modifiera la perception des éléments concrets et qu'il sera purement rejeté

Au mois d'octobre, l'administration a demandé au promoteur:

1-     Un plan de situation qui ne figurait pas dans son dossier.

2-     Un plan de masse de l'ensemble de l'unité foncière

3-     Le plan des façades

4-     Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans le paysage

5-     Une photographie permettant d'apprécier l'insertion du projet dans le paysage

6-     Le plan de division du terrain

7-      Une étude de sol… ( mais seulement parcellaire!!)

 Ainsi qu'un certain nombre d'autres documents avant une date butoir.

Il y a un grand danger: si l'administration ne se prononçait pas avant les dates butoirs la demande de permis serait considérée comme acceptée. Et le seul recours pour les citoyens serait juridique.

 

Il aurait été utile que figure aussi l'étude des sols de l'ensemble du site du Marais que le Maire a commandée avant de l'inscrire sur le PLU après certains bouleversements qu'il lui a fait subir. Ces bouleversements bizarres étaient-ils géologiques ou politiques? Mais l'a-t-il bien commandée? Et que sont devenues les analyses précédentes effectuées par les administrations pour le parking et pour la déviation. Il serait normal de les publier. Il m'a été dit par téléphone que compte tenu de l'ancienneté elles avait été détruites?!!

Alors je fais confiance à nos services pour qu'ils répondent dans les délais légaux par la négative.

                                    André Fréquelin

PS. Ce texte sera communiqué par fax à la Mairie, à la CCM et à la Sous Préfecture.

28Mai. Ce texte n'a pas pu être envoyé à la Sous préfecture son récepteur fax étant fermé en permanence.

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