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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:49

                                                                     

 C'est le rêve de tous les enfants et le rêve de tous les hommes qui sont de grands enfants.

Faire comme le goéland, le vautour, l'aigle et l'albatros ce roi des airs qui fait mille kilomètres sans escale.

C'est par la magie de ce rêve que je suis devenu pilote de planeur d'abord puis pilote d'avion.

A bord de mon planeur j'ai survolé en silence, en utilisant les courants ascendants, que les pilotes appellent des pompes, toute la campagne environnante dans un large rayon, et j'en ai éprouvé des satisfactions intenses.

Pour avoir une plus grande autonomie, j'ai, au prix de quelques sacrifices, réussi à acquérir un petit avion qui m'a permis des croisières plus lointaines et j'ai éprouvé des satisfactions différentes, mais tout aussi intenses. Il était garé sur un petit terrain aux environs de Pithiviers.

Le planeur n'a pas de moteur et il reste en l'air par la volonté et la compétence de son pilote et aussi par la présence des pompes. Quand il n'y a plus de pompes il ne rejoint pas son terrain et il se pose où il se trouve, sur un terrain de fortune.

Le moteur donne à l'avion son autonomie, mais sa défaillance est catastrophique. C'est pourquoi il est révisé deux ou trois fois par an par un mécanicien agréé ce qui garantit un état parfait.

J'ai néanmoins connu trois pannes.

La première s'est produite à la mise en marche juste avant le décollage : le moteur a pris feu.

Un extincteur a stoppé l'incendie et l'avion a pu être sauvé. Si l'incendie s'était déclaré après le décollage…j'aurais explosé en vol ! Mon mécanicien n'a pas pu comprendre l'origine de cette panne.

La deuxième panne s'est produite lors d'un vol en direction de Nangis où je me rendais pour effectuer la révision annuelle règlementaire de ma radio. Tout en pilotant je sentais des odeurs d'essence. J'ai réussi à atteindre Nangis et à atterrir. Arrivé sur le tarmac devant l'atelier radio, le chef d'atelier et moi avons constaté que de l'essence s'écoulait sur le sol. Nous avons tiré à la main l'avion devant l'atelier de mécanique qui a immédiatement cherché l'origine de la fuite d'essence. Il a découvert qu'un tuyau d'arrivée d'essence EN CUIVRE, situé derrière l'hélice, visible de l'extérieur était sectionné sur un quart de son diamètre par une coupure franche. Normalement j'aurais dû exploser en vol. Le tuyau a été remplacé et le lendemain j'ai repris l'air. Le mécanicien n'a pas trouvé d'explication matérielle logique à cette panne.

La troisième panne s'est produite à l'atterrissage sur le terrain de Cosne. Une roue s'est bloquée à l'atterrissage, j'ai fait ce qu'on appelle un cheval de bois et j'ai cassé mon train d'atterrissage sur une butte de terre, par miracle je n'ai eu qu'une coupure au cuir chevelu.

L'origine de cette panne n'a pas été décelée.

J'ai revendu mon avion sur place et si je veux voler,  pour mon plaisir, je préfère louer un avion dans la région parisienne.

 

 

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